«  […] Partout, il y avait de la langue, de la langue fatiguée, pâle, étiolée. » C’est ainsi qu’Akira Mizubayashi raconte, dans son ouvrage « Une langue venue d’ailleurs » (Gallimard), sa conversion au français au lendemain de 68.
Pourtant, on ne peut s’empêcher, à sa lecture, de transposer cet état de fait à notre bon vieux français. Notre langue n’est-elle pas, elle-aussi, gangrénée par des « des mots dévitalisés, des phrases creuses, des paroles désubstantialisées » ?
Posture, wording, secure… Cette inflation linguistique généralisée créée « un écart entre les mots et les choses […]  », entre les rédacteurs et les lecteurs. Gare aux mots qui ne s’enracinent pas ! Ni dans nos têtes, ni dans nos écrits.

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