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Accueil du site / Conception & Rédaction / Communication interne & externe / Billets d’humeur / La communication interne est-elle un genre mineur ? Au point de développer des outils inaboutis et inefficaces…

« C’est de l’interne ! »

Dommage de voir les entreprises consacrer des centaines de milliers d’euros pour des journaux internes peu attractifs, difficiles à lire ou à la parution fluctuante. Rien à voir avec le traitement réservé aux rapports annuels aux petits actionnaires ou aux dossiers de presse aux journalistes.
Dommage encore de tolérer jargon technique, fautes d’orthographe, textes à rallonge desservant le contenu. Dommage enfin de dévaloriser un tel support alors que le papier se révèle - encore aujourd’hui - l’outil de communication interne le plus convivial et fédérateur. Plus chaleureux qu’un écran d’ordinateur, il est aussi moins superficiel qu’un intranet !

La faute n’incombe nullement aux « chargés de com ». Eux-mêmes éprouvent souvent le plus grand mal à collecter les informations, à intervenir sur les textes. Et à naviguer entre les eaux opaques des circuits de validation…

Faut-il dès lors incriminer les salariés eux-mêmes : sous prétexte qu’ils ne déboursent rien pour lire leur journal interne, ils tolèreraient une moindre qualité ? Ce raisonnement est faux pour au moins trois raisons :

1 / - Un lecteur interne est un lecteur à part entière. Il entretient avec le journal de son entreprise le même rapport à l’écrit et les mêmes exigences éditoriales que lorsqu’il lit L’Equipe ou Ouest France.

2/ - Sur-sollicité, sur et sous-informé à la fois, le lecteur en entreprise a aussi besoin d’être séduit, interpellé, éclairé. En la matière, la presse interne a des atouts indéniables.

3/ - Les journaux internes sont aussi des supports de communication externes : ils véhiculent l’image de l’entreprise dans son cercle le plus concentrique : la famille et les amis des salariés, les fournisseurs et les clients.
Raison de plus pour ériger la communication interne en genre majeur.