Tsunami linguistique

«  […] Partout, il y avait de la langue, de la langue fatiguée, pâle, étiolée. » C’est ainsi qu’Akira Mizubayashi raconte, dans son ouvrage « Une langue venue d’ailleurs » (Gallimard), sa conversion au français au lendemain de 68.
Pourtant, on ne peut s’empêcher, à sa lecture, de transposer cet état de fait à notre bon vieux français. Notre langue n’est-elle pas, elle-aussi, gangrénée par des « des mots dévitalisés, des phrases creuses, des paroles désubstantialisées » ?
Posture, wording, secure… Cette inflation linguistique généralisée créée « un écart entre les mots et les choses […]  », entre les rédacteurs et les lecteurs. Gare aux mots qui ne s’enracinent pas ! Ni dans nos têtes, ni dans nos écrits.

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    Journaliste de la presse économique et financière depuis vingt ans. Rédactrice en chef de L’AGEFI Hebdo, hebdomadaire financier de la presse professionnelle. Rédactrice en chef déléguée de L’USINE NOUVELLE. Pigiste pour Le Monde, Les Echos, Le Moniteur du BTP, La Gazette des communes… Diplômée (...)

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